Booster l’esprit d’entreprendre en Wallonie : un message qui résonne
Il y a 3 semaines, nous lancions « Wallons-y! », un mouvement collectif wallon indépendant, ouvert à toutes et à tous. Une initiative portée avec Pulse Foundation, L’Echo et Wallonie Entreprendre. Une conviction simple : une Wallonie plus entreprenante sera aussi une Wallonie plus prospère.
Cette ambition est économique, bien sûr. Mais elle est aussi culturelle et profondément humaine. Car derrière chaque entreprise créée, chaque projet lancé, chaque innovation développée, il y a d’abord une personne qui décide d’agir.
Depuis, je reçois beaucoup de messages. Des encouragements, bien sûr. Mais aussi des propositions, des idées, des invitations à collaborer. Des personnes qui ouvrent leur réseau, qui proposent leur aide ou qui nous demandent simplement comment elles peuvent contribuer.
Je dois l’avouer : nous espérions un accueil positif. Mais nous n’avions pas pleinement mesuré à quel point cette initiative répondait à une attente.
Lorsque nous avons commencé à parler de « Wallons-y! », certains nous ont dit que c’était ambitieux. Ils avaient raison.
Car entreprendre, c’est précisément cela. C’est croire qu’une situation n’est jamais totalement écrite d’avance. C’est considérer qu’il est toujours possible d’agir, d’améliorer, de construire. C’est refuser de se résigner.
Ces derniers jours, deux prises de parole ont particulièrement retenu mon attention.
Dans « Le Soir », Marius Gilbert rappelait qu’entreprendre est avant tout un état d’esprit. Une manière de transformer une nécessité ou une opportunité en volonté d’agir, pour soi ou pour les autres.
Dans « L’Echo », Etienne de Callataÿ soulignait lui aussi que l’entrepreneuriat est d’abord une question de culture. Une manière de regarder le monde, d’accepter le risque, d’apprendre de ses échecs et de croire que chacun peut contribuer à faire avancer les choses.
Je partage profondément cette vision.
L’esprit d’entreprendre dépasse largement le cadre de l’entreprise. Il concerne toutes celles et tous ceux qui choisissent d’être acteurs plutôt que spectateurs. Toutes celles et tous ceux qui décident d’apporter leur énergie, leurs idées ou leur engagement à un projet qui les dépasse.
C’est aussi pour cela que les réactions suscitées par « Wallons-y! » sont un signal positif.
Ce qui s’est exprimé ces dernières semaines dépasse le soutien à une initiative. J’y vois le signe d’une envie plus profonde. Une envie de participer, de proposer, de prendre part à un projet collectif. Une envie de ne pas considérer l’avenir de la Wallonie comme une responsabilité qui incombe toujours à d’autres.
Nos défis sont connus. Ils sont nombreux et personne ne prétend qu’ils disparaîtront par la seule force de la volonté.
Porter la voix des entrepreneurs, c’est rappeler les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Elles sont bien réelles, parfois lourdes, et nous continuerons à les faire entendre. C’est précisément pour cette raison que nous voulons aussi reconnaître celles et ceux qui, malgré ce contexte, continuent d’investir, d’innover, de recruter et d’entreprendre. Non pas pour minimiser les difficultés, mais parce que leur engagement est l’une des plus belles démonstrations de ce que l’esprit d’entreprendre peut apporter à notre région.
Depuis trois semaines, je suis surtout frappé par une chose : nous pensions lancer un mouvement, nous avons découvert une attente.
C’est peut-être là le signal le plus encourageant. Car lorsqu’une région retrouve confiance dans sa capacité à agir, elle commence déjà à changer.
Frédéric PANIER
CEO d’AKT
éditorial