2026 : passer des promesses aux résultats concrets
En juillet 2024, un nouveau gouvernement prenait les rênes de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec une volonté de changement affirmée dès le titre de la déclaration de politique régionale : «Avoir le courage de changer pour que l’avenir s’éclaire».
Au-delà des slogans, les programmes des Gouvernements annonçaient des réformes majeures qui, sur de nombreux aspects, répondaient aux attentes du monde économique.
Dix-huit mois après le début de la législature, un constat s’impose : la Wallonie a enclenché des réformes importantes, mais l’essentiel reste encore devant nous.
Des avancées significatives ont certes été réalisées sur certains chantiers clés. Les réformes de l’emploi amorcent un véritable changement de paradigme : limitation des allocations dans le temps, accompagnement renforcé et accéléré, refonte prévue en 2026 des aides à l’emploi (avec préservation à 100% du budget disponible pour les entreprises). La réforme des aides à l’investissement est entrée en vigueur. Une procédure accélérée d’autorisation a été mise en place pour des projets stratégiques. La réforme des aides à la recherche et de la politique d’innovation est en bonne voie.
Ces décisions vont dans le bon sens et posent les bases d’un cadre économique plus favorable.
Tout n’est cependant pas encore rose, loin s’en faut. Beaucoup d’autres chantiers essentiels pour rétablir la compétitivité de notre région restent à traduire en mesures concrètes : les permis, l’accès à la puissance électrique et le coût de l’énergie, la simplification administrative, la mise à disposition de terrains économiques… Sur chacun de ces chantiers, le gouvernement avance dans la préparation des réformes, mais on attend maintenant leurs traductions en mesures concrètes. Sur le terrain, chaque mois compte.
Le défi majeur de l’assainissement des finances publiques fera, elle aussi, de 2026 une année décisive. L’équilibre doit être restauré, mais sans fragiliser les outils qui soutiennent l’activité économique. Le prochain exercice budgétaire sera l’heure des choix structurels. Les pouvoirs publics confirmeront-ils résolument le choix de la relance économique de la Région ? Ou – comme cela a trop souvent été le cas par le passé – considèreront-ils l’activité économique comme une source sans fin de taxations additionnelles ?
Notre message est clair : ce que nous devons assurer, c’est un cadre qui enlève des freins plutôt qu’il n’en ajoute. Ce qu’attendent maintenant les entreprises, c’est un passage déterminé à l’exécution. Si les chantiers en suspens aboutissent, 2026 peut devenir une année de bascule : celle où la Wallonie crée les conditions de sa compétitivité future. C’est la dynamique que nous voulons porter.
Frédéric PANIER
CEO d’AKT for Wallonia
éditorial
Notre message est clair : ce que nous devons assurer, c’est un cadre qui enlève des freins plutôt qu’il n’en ajoute.